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Culture de l’aronia bio un arbuste facile a l’entretien

Description du fruit

L’aronia est une petite baie qui est astringente et un peu aigre crue. (on l’appelle d’ailleurs chokeberry en Anglais, en référence aux oiseaux supposés s’étouffer après ingestion de ces baies!). Ceci dit, les baies d’aronia, une fois cuites, sont sucrées et possèdent une saveur puissante proche du cassis. Ces baies peuvent servir à faire des jus, des confitures, et sont quelquefois utilisées en accompagnement de plats salés, comme les canneberges, les airelles ou les groseilles à maquereaux.
Ces baies possèdent une forte teneur en vitamine C, et sont utilisées également en tant que colorant alimentaire.

Généralités

Aronia melanocarpa, l’aronia, est un arbuste originaire d’Amérique du Nord, pouvant atteindre 2,50m en tous sens. Il possède un feuillage caduc, souvent richement coloré en automne. La floraison simple et blanche laisse place en automne à des fruits décoratifs et comestibles.

Culture

L’aronia est un arbuste très résistant au froid, pouvant survivre à des gels de l’ordre de -35°C, voire plus bas.
L’aronia accepte une large gamme de sols, pourvu que ceux-ci ne soient pas trop calcaires. De plus, l’aronia redoute les sols excessivement detrempés comme les marécages.

Floraison et pollinisation

La floraison de l’arbute d’aronia bioest blanche et printanière. Les fleurs sont simples, et sont disposées en corymbes. Elles apparaissent en général entre mai et juin.

Multiplication

L’arbuste d’aronia se propage facilement par semis. Pour fidèlement propager une variété ou une sélection d’aronia bio, le bouturage peut également être pratiqué.

Ennemis

Les aronias sont peu sensibles aux maladies. Si l’on cultive ces arbustes pour leurs fruits, il faudra se méfier des oiseaux en automne, qui en sont très friands, et éventuellement dresser des filets.


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L’aronia bio antioxydant naturel puissant est un arbuste, proche parent de l’alisier, originaire d’Amérique du Nord.

Ils étaient là-bas très estimés des Amérindiens qui les faisaient sécher pour les mélanger à d’autres fruits dans leurs galettes d’hiver. En France, où il est arrivé au début du XVIIIème siècle, il est surtout cultivé pour ses qualités ornementales : sa floraison est blanche, comme celle de l’aubépine, et ses couleurs d’automne sont éclatantes.

Ses fruits possèdent pourtant un grand potentiel culinaire. Ils ont un peu l’apparence et le goût des cassis, mais sont bien plus acides, avec un parfum de résineux. D’ailleurs, aux États-Unis, les aronias sont plantés aux endroits où les cassissiers ne poussent pas. D’abord durs et rouges, ils deviennent violets, puis noirs et lustrés à maturité. Crus, ils sont astringents et aigres, mais ils sont délicieux une fois cuits et sucrés.

Espèce et genre : Aronia melanocarpa
Famille : des Rosacées

Variétés

Deux variétés d’Aronia melanocarpa ont été sélectionnées : la ‘Viking’, un buisson autofertile bon producteur de fruits, et la ‘Brilliant’, aux couleurs d’automne exceptionnelles, qui est surtout réservée à l’ornementation. Une autre espèce d’aronias, Aronia arbutifolia, l’aronia rouge, a aussi de superbes couleurs automnales. Elle produit des baies rouges qui étaient recherchées par les Amérindiens pour leur arôme.

Culture

Facile à cultiver, l’aronia bio pousse bien dans n’importe quels terrains excepté ceux qui sont superficiellement calcaires ou très marécageux Il est naturellement plus prolifique sur un bon sol de terreau et de tourbe.
On obtient une bonne fructification en espaçant les arbustes de 2 m. Mais pour plus d’effet décoratif on peut les rapprocher. Leurs baies et leurs couleurs d’automne deviennent alors spectaculaires.

Culture en serre et en bac

Cultiver les aronias sous couvert ne présente aucun avantage. Ils prospèrent bien au grand air et leurs baies n’ont d’intérêt que cuites. Vous pouvez néanmoins les cultiver en pot, si vous n’avez pas de place dans votre jardin. Ils vous offriront une source précieuse de vitamine C.

Entretien annuel

Printemps. Désherbez, couvrez le sol de débris végétaux et traitez avec une solution à base d’algues.

Eté. Posez des filets pour protéger les baies des oiseaux et récoltez.

Automne. Éliminez les rameaux morts ou malades et bouturez.

Hiver. Fumez avec du compost et de la paille, du terreau de feuilles ou de l’écorce.

Multiplication

Ces espèces se reproduisent fidèlement par semis, mais les variétés sélectionnées se multiplient mieux par division ou par bouture en début d’automne.

Taille et palissage

Ces plantes rejettent facilement, mais il est plus facile de les cultiver sur un pied unique. Une taille d’entretien, pour éliminer les rejetons, les pousses malades ou en surnombre, est suffisante. Les aronias palissés sont du plus bel effet.

Traitement des parasites et des maladies

En dehors des oiseaux et des mauvaises herbes, les aronias n’ont pratiquement aucun ennemi. Ils sont plus productifs que les cassissiers et ne sont pas atteints par le gros bourgeon ou le mildiou. Les baies sont cultivées pour leur teneur en vitamine C, équivalente à celle des cassis.

Ornement et écologie

Leur rusticité, la profusion de leurs fleurs, l’énorme quantité de leurs baies noires et leurs intenses couleurs d’automne rendent ces plantes indispensables
à tous les jardins, ornementaux ou naturels, surtout si vous aimez les oiseaux.

Récolte et stockage

Les baies de l’aronia mûrissent à la mi-été, mais leur arôme se développe en restant plus longtemps sur l’arbre. Elles ont alors besoin de protection contre les oiseaux. Après la récolte, le meilleur moyen de les conserver est de les cuisiner.

Compagnons de culture

Les baies servent de colorant alimentaire. Leur forte teneur en vitamine C en font aussi une irrésistible friandise pour les volailles et les oiseaux.

Intérêt culinaire

On les utilise de la même façon que les cassis dont la saveur est proche. Les confitures s’accordent bien avec des plats salés, à la manière des airelles et des canneberges

Voici une recette à base d’aronias : une confiture d’aronia.

Ingrédients
1 kg d’aronias
500 g de groseilles blanches
(rouges si vous n’avez pas de blanches)
1 petit citron
un peu d’eau
environ 1 kg de sucre

Préparation

1- Lavez les baies, coupez le citron en rondelles, couvrez d’eau et cuisez jusqu’à ce que les baies soient tendres.

2- Filtrez pour éliminer les peaux et les pépins, puis pesez le jus et remettez-le dans le confiturier avec les trois quarts de son poids en sucre. Ramenez à ébullition.

3- Écumez et mettez en petits pots.

Attendez six mois avant utilisation.

Servez avec un steak par exemple, des pommes de terre et des petits pois.


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L’année passée a paru un petit livre sur une plante à peu près inconnue chez nous, l’Aronia bio, en allemand aussi connue sous le nom d’Apfel­beere (baie pomme), une baie plaine de vertus pour la santé.

Les auteurs sont Jan Neidhardt, biologiste et Sigrid Grün, qui depuis son plus jeune âge s’est intéressée aux baies et aux fruits. Son père possédait un grand jardin avec différentes sortes de fruits et de baies, aussi de baies sauvages. Sa mère est praticienne de santé. «Malheureusement la plupart des gens ont une certaine crainte envers les baies sauvages. Le savoir s’est perdu que beaucoup de baies sauvages sont mangeables» dit-elle. C’est ce que les deux auteurs veulent changer, au moins en ce qui concerne l’Aronia bio. Ce ne sont pas seulement des plantes exotiques qui ont un effet guérissant comme l’Aloe Vera et autres qui ne peuvent pas être cultivées chez nous, si ce n’est qu’avec beaucoup d’efforts. Des plantes aux effets curatifs, il y en a aussi parmi les plantes indigènes. Pour les auteurs, le facteur écologique a aussi de l’importance. En les cultivant chez nous, on évite des longues voies de transport.
Les deux auteurs sont tombés sur l’Aronia bio lors d’une excursion biologique et de science culturelle au lac Baïkal en Sibérie et ils voulaient en savoir plus. Ils ont alors constaté qu’il n’existe presque rien sur cette plante médicinale, inconnue chez nous. Ils ont donc commencé à rassembler des informations et bientôt ils en ont recueilli suffisamment pour en faire un livre. «Quand un certain livre n’existe pas, il faut l’écrire, tout simplement», disent les deux auteurs. Ils voulaient aussi que ce soit un beau livre, pas «tricoté à la main». Ils ont pris contact avec les éditions édition buntehunde à Ratisbonne (en Allemagne) proche de leur domicile, ils ont trouvé une oreille ouverte et ont aussi reçu quelques indications et du soutien. Et le résultat – un très beau et très plaisant livre.

Aronia, une belle plante

Chez nous, l’Aronia bio est presque inconnue. Elle est cultivée à cause de sa beauté comme plante d’ornement. Regardez une fois dans votre jardin ou dans le parc le plus proche. Peut-être que s’y trouve, de façon tout à fait inaperçue, une Aronia. En 1972, à cause de son aspect décoratif, elle a reçu en Angleterre une médaille de la Royal Horticultural Society.
Au printemps, en mai, quand les feuilles sont tout à fait sorties, apparaissent les fleurs blanches qui ressemblent à de petites fleurs de pommiers (d’où le nom allemand de baie pomme). Elles sont arrangées en ombelles de 20 fleurs environs. L’Aronia est une plante qui se féconde par elle-même, un buisson suffit donc déjà pour avoir une récolte. Les baies mûrissent en 80 à 90 jours environ. A l’état de maturité, elles ont une épaisseur d’à peu près un centimètre et sont d’un noir profond. En automne, les feuilles du buisson se colorent en rouge vif. On peut donc se réjouir toute l’année de ce buisson.
La plante est très robuste et ne craint pas le gel parce qu’elle fleurit relativement tard. Elle ne connaît également que peu d’insectes nuisibles et de maladies. Le feu bactérien, un problème pour les rosacées, dont l’Aronia fait partie, ne s’attaque pas à cette plante, d’après l’état actuel des connaissances. Jusqu’à ce qu’un buisson d’Aronia bio porte pleinement des fruits, il faut environ sept ans. L’Aronia a un très bon rendement. Jusqu’à 90 pour cent des fleurs deviennent des fruits. Même dans des conditions humides et pluvieuses, son rendement est encore à peu près de la moitié.

Origine

A l’origine, l’Aronia est venue de l’est de l’Amérique et elle est arrivée par des chemins inconnus en Allemagne et autour de 1900 en Russie. Là-bas, c’est Ivan Vladimirovitch Michurin (1855–1935), un botaniste, cultivateur de plantes et pionnier dans la culture d’arbres fruitiers, qui a découvert la haute résistance au gel de l’Aronia et son aptitude comme fruit cultivable dans le dur climat continental de la Russie. Sur la base de ses bonnes expériences avec la plante, celle-ci a été admise en 1935 dans l’assortiment des sortes de fruits recommandées et s’est répandue dans tout l’ancien bloc de l’Est. A peu près en 1970, l’Aronia bio s’est imposée comme plante médicinale parmi les autres sortes de fruits.
A l’est de l’Allemagne, il y a deux plantations: à Schirgiswalde et à Coswig. Après le tournant, le marché de l’Aronia s’est effondré parce que les sociétés de traitement ont été dissoutes. Maintenant, la demande a un peu augmenté, causée aussi par des contrats, et les plantations, d’abord détruites et négligées, ont été reconstruites.

L’effet thérapeutique vertus de l’Aronia

Chez les indigènes de l’Amérique du Nord, les baies de l’Aronia étaient très appréciées. Elles étaient séchées et mélangées au Pemmican, une sorte de provision de voyage et de réserves. C’était composé de viande séchée, de graisse et de baies séchées, justement l’Aronia. L’effet thérapeutique de l’Aronia bio est décrit très exactement dans le livret. En voilà quelques détails:
En Russie, l’Aronia bio est considérée comme panacée. Elle est utilisée comme diuré­tique parce qu’elle augmente la sécrétion de l’urine, mais aussi comme remède pour baisser la tension artérielle et dans la dermatologie. Les substances de tannin dans l’Aronia bio aident contre des troubles de l’estomac, du foie et de la bile. L’Aronia agit aussi comme régulateur et harmonisant du système immunitaire, elle est donc utilisée après des chimiothérapies.
Depuis 2006, on poursuit en Allemagne, à l’Université de Potsdam, un projet scientifique qui examine les substances contenues dans l’Aronia bio et leurs effets. La chimiste de l’alimentation Sabine E. Kulling, coordinatrice du projet, part du principe que les substances contenues dans l’Aronia bio, surtout les substances secondaires de la plante, ont un effet préventif contre le cancer de l’intestin et des effets positifs sur le taux de glycémie et sur le taux de graisse dans le sang.
Il est donc recommandé de consommer le jus ou la baie entière de manière prophylactique.
Dans des pharmacies, drogueries et magasins bio on peut acheter bon nombre de pilules et de boissons. L’opinion des auteurs: «Il faut toujours tenir compte que ces produits contiennent bien des extraits de l’Aronia bio mais que l’effet optimal peut être atteint plutôt en mangeant le fruit (avant tout le zeste).» En plus, ces produits achetés sont parfois très chers. Il est donc à recommander de planter le buisson dans son propre jardin.

Aronia – une plante médicinale encore peu connue

Aronia – une plante médicinale encore peu connue

Culture

Au fait, il faudrait avoir dans chaque jardin aussi une Aronia, à part les «Felsenbirnen» (poires sauvages), le sureau, le cornouiller et les autres baies présentes habituellement. L’Aronia aime une place bien ensoleillée. La distance par rapport aux autres plantes devrait être de 1,5 m à 2 m. Elle n’aime pas quand le sol a une haute teneur en calcaire, et elle n’aime pas non plus la sécheresse. Lors d’étés pauvres en pluie il faudra donc l’arroser. Elle n’a pas besoin d’une coupe compliquée, il faut seulement un peu l’éclaircir. Plus on coupe, plus elle repousse renforcée. A cause de sa robustesse, l’Aronia n’a pas besoin de produits chimiques. C’est ce qui est très important pour les auteurs du livre.
Le mieux est de planter l’Aronia en automne, alors on a déjà une récolte l’année suivante. Il est préférable d’acheter la plante dans un magasin spécialisé. Comme la plante n’est pas très connue, il faut chercher un peu, le mieux par Internet ou par téléphone. Peut-être qu’on peut aussi la commander. Il existe différentes sortes décrites dans le livre. Les auteurs recommandent les sortes «Nero» (Aronia prunifolia Nero), qui a été cultivée dans le bloc de l’Est, probablement en Slovaquie et «Viking» (Aronia melanocarpa Viking) qui vient de Finlande. Les deux sortes ont un assez bon rendement.

Traitement

Les baies mûres tombent vite du buisson et les oiseaux aussi les aiment bien. Il ne faut donc pas attendre trop longtemps avec la récolte, sinon le rendement sera diminué. Il faut d’abord savoir que la baie Aronia teint très fort. On raconte qu’en Espagne on teint des vestes d’uniforme avec cette teinture. Ce qui est sûr, c’est que le jus est utilisé pour colorer les oursons gélifiés, des jus de fruits rouges et des yoghourts.
Les baies récoltées peuvent être séchées dans l’appareil à sécher et mélangées au Müesli ou bien aux tisanes de fruits. On peut aussi produire du jus et le boire pur ou bien avec de l’eau. J’ai pu déguster le jus. Il est d’un noir profond, avec un goût âpre et inhabituel. Je dirai que c’est au jus de cassis qu’il ressemble le plus. On dit aussi qu’il res­semble à du vin rouge sans alcool. C’est assez exact. Dans le livre, on trouve aussi quelques recettes, par exemple de la confiture, de la glace, de la compote, faciles à faire soi-même. Les deux auteurs recommandent cependant d’essayer du nouveau. •
L’Aronia contient du sucre, des acides, de la pectine, des tannins, de la vitamine C, B1 et B2, de la provitamine A, de l’acide folique, des anthocyanes, des flavonoides et des fibres alimentaires. En particulier la très haute teneur de la baie en anthocyanes protège l’homme en fixant les radicaux libres.

Qu’est-ce que c’est que les sub­stances secondaires de plantes?

Les substances primaires des plantes servent à la croissance de la plante. Les substances secondaires des ­plantes servent à la reproduction et à la défense. Ce sont donc des teintures, des poisons, des substances odorantes ou gustatives faisant fuir les insectes nuisibles ou bien attirant d’autres insectes qui servent à la procréation. Ces substances se trouvent spécialement dans des herbes et des baies mais aussi dans des fruits et des légumes. Depuis le début des années 1990, l’importance de ces substances secondaires de plantes pour les ­hommes a été reconnue.

Confiture d’Aronia
et de nectarines
700-800 g de baies d’Aronia
faire cuire avec peu de sucre,
passer par une passoire,
mesurer 500 ml.
Dénoyauter 700 g de nectarines
peser 500 g et réduire en purée.
600-800 g de sucre, faire cuire avec les fruits, remplir des pots de confiture chauffés et bien fermer.

Sauce Aronia pour accompagner la chasse ou le fromage

100 g de baies d’Aronia
100 g de sucre
1 dl d’eau
Laver les baies et les écraser, chauffer le tout prudemment
Affiner avec:
Raifort, coriandre, poivre, moutarde, des zestes d’oranges râpés, du jus de citron ou du cognac, et éventuellement du sel.


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Petit arbuste de jardin, l’aronia bio antioxydant naturel puissant offre un feuillage flamboyant et de petits fruits aux vertus médicinales, durant tout l’automne. Pour le plaisir des yeux et des papilles….

Aronia : pour ses fleurs, ses fruits, ses feuilles !

L’aronia est un arbuste de taille modeste (comprise entre 1,5 et 2,5 m) qui vient de l’est des Amériques. Le genre comprend trois espèces : Aronia melanocarpa, Aronia arbutifolia et Aronia prunifolia, hybride naturel entre Aronia melanocarpa et Aronia arbutifolia.
De port dressé et plus ou moins ouvert, le tronc se ramifie très rapidement pour s’étaler sur 2 ou 3 mètres. Les feuilles caduques sont lancéolées et leurs marges, finement dentées. De couleur vert brillant plus ou moins foncé au printemps, elles se parent de rouge à l’automne (rouge flamboyant pour Aronia arbutifolia ; orange à rouge pourpre pour Aronia melanocarpa et Aronia prunifolia).
Les gracieuses petites fleurs ne sont pas sans nous rappeler celles de leurs cousins, les pommiers, les cerisiers, les ronces et autres rosacées. Réunies en corymbes à l’extrémité des rameaux, elles sont roses ou blanches ; la floraison, relativement courte (un mois), démarre selon les climats et les variétés vers avril et se termine, pour les plus tardives, en juillet.
À la fin de l’été, place aux fruits : de petites drupes rondes, brillantes et noires pour Aronia melanocarpa et Aronia prunifolia, rouges pour Aronia arbutifolia. Très sollicitées par les oiseaux, elles sont aussi comestibles pour l’homme. Riches en vitamines et antioxydants, elles sont à consommer fraîches, en jus, en confiture ou en compote.

Utilisations

Les aronias sont des arbustes qui trouvent place dans les petits jardins comme dans les plus grands. On peut les planter au milieu d’une haie libre ou en sujet isolé, et ils peuvent également intégrer un massif fleuri (associés à une azalée ou un sarcococca) ou être plantés en groupe (4 de la même variété). Bien que cela ne lui apporte aucun confort supplémentaire, l’aronia peut se cultiver en pot. Ceci peut être intéressant pour ceux qui ne possèdent pas de terrain et qui souhaitent cependant profiter des bienfaits des fruits et de la beauté du feuillage.

Culture et taille

L’acclimatation de l’aronia en Russie, autour de 1900, a démontré sa forte résistance au froid et sa capacité à être cultivé dans des conditions extrêmes. Optez pour une exposition ensoleillée ou mi-ombragée. En ce qui concerne la nature du sol, il est très tolérant, mais préfère cependant les terres plutôt acides.
Plantez l’aronia en automne. Les premières années, soyez attentif à ce qu’il ne souffre pas de la sécheresse ; n’hésitez pas à l’arroser et à pailler le pied. L’été, vous pouvez poser un filet, pour protéger de l’appétit des oiseaux la future récolte des drupes. La taille n’est pas nécessaire ; à la fin de l’hiver, supprimez simplement les rameaux mal orientés, malades ou morts.

Multiplication

L’aronia se reproduit soit par semis, soit par division (l’aronia émet des rejets) ou par boutures, au début de l’automne.

En pratique
Exposition : soleil, mi-ombre
Végétation : vivace
Floraison : avril-mai-juin
Rusticité : – 30°C

Variétés

Aronia arbutifolia ‘Brilliant’ : fleurs blanches (avril-mai), fruits rouges, feuilles rouge vif à l’automne, branches arquées ;
Aronia melanocarpa ‘Viking’ : feuillage rougeoyant à l’automne, fleurs blanc rosé, fruits noirs ;
Aronia prunifolia ‘Nero’ : gros fruits noirs, hauteur de plus de 2,50m.


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L’arbre d’aronia donne des des fruits avec lesquels on produit un jus bio très riche en antioxydant naturel puissant, le jus d’aronia biologique

Certaines arrivent tout juste sur nos marchés. D’autres, qui avaient été presque abandonnées, font un retour en force. Le Soleil vous présente cet été des cultures rares, nouvelles ou tout simplement méconnues.

Comment les cultive-t-on? À quoi servent-elles? C’est un rendez-vous dans le champ!

À 46 ans, Christian Doyon prépare déjà sa retraite. Non pas qu’elle soit pour bientôt, mais certains projets demandent une préparation de longue date. Aménager un verger entre dans cette catégorie.

Bottes de caoutchouc aux pieds, les magnifiques vallons de Saint-Sylvestre sous les yeux, celui qui est représentant pour la compagnie Heinz offre fièrement un petit verre bien frappé tiré de sa récolte d’aronia bio, un jus épais et onctueux, d’un beau violet foncé. Le goût est franchement surprenant pour un petit fruit dont on dit qu’il est un peu fade. Il se laisse facilement boire nature, et l’on imagine bien qu’avec une pincée de sucre ou mélangé à un autre fruit, il aurait tout le swing voulu. Après tout, les Américains le commercialisent déjà sous de nombreuses formes, en jus comme en confitures ou en sorbets, ou même en bonbons.

Déjà connu des Amérindiens, l’aronia bio a fait un saut en Europe, où des cultivars mieux adaptés à la culture et à la consommation ont été développés. En Allemagne, on en trouve des champs à perte de vue, indique le futur producteur.

Pour l’instant, seuls quelques-uns de ses 1500 arbres ont commencé à produire. Membre de la Midwest Aronia Association (ils ne sont que deux Canadiens dans l’organisation), Christian Doyon s’informe sur la production et la transformation, en attendant de dénicher une terre de 30 arpents pour élargir son projet.

Pour ce vendeur professionnel qui pratique la massothérapie à ses heures en plus de jouer de la guitare électrique et chanter du Elvis dans deux groupes de musique, il n’était pas question de «faire des fraises comme tout le monde». Ce qui était clair, par contre, c’était qu’il voulait consacrer sa retraite à l’agriculture, lui qui avait passé les étés de son enfance sur la terre familiale en Beauce.

Après avoir envisagé d’autres petits fruits nouvellement apparus sur le marché, son choix s’est porté sur l’aronia bio, principalement pour ses propriétés nutraceutiques. Le petit fruit bleu foncé, qui ressemble un peu à un bleuet sauvage mais pousse dans de petits arbres d’un peu plus de deux mètres de hauteur, est en effet reconnu pour son très haut niveau d’antioxydants. La littérature lui en attribue 800 milligrammes par 100 grammes, soit le double de la canneberge, qui a déjà une bonne réputation à ce niveau.

Il est aussi particulièrement riche en pectine, en vitamine C et en anthocyane, la substance qui lui donne sa couleur presque noire et fournit la vitamine P. On dit également de son jus qu’il permet de normaliser le taux de sucre sanguin, convenant ainsi aux besoins des personnes diabétiques. Il aiderait aussi à la récupération musculaire après un effort intense.

Selon Raynald Drapeau, un chercheur d’Agriculture et agroalimentaire Canada qui a évalué le potentiel agricole de ce petit fruit sur une durée de neuf ans au Lac-Saint-Jean, l’aronia bio a un rendement très élevé, jusqu’à 15 000 kilos de fruits à l’hectare. L’arbre présente également une grande résistance aux maladies et aux insectes, ce qui permet de le cultiver sans traitements chimiques.

Sa facilité d’entretien a d’ailleurs influencé le choix de M. Doyon. L’arbre se multiplie par ses racines qui serpentent en surface du sol et l’emportent facilement sur les mauvaises herbes. Et comme ses feuilles sont vénéneuses, les animaux s’en tiennent loin, dit-il.

En fait, son pire ennemi est… la moufette, qui cherche les petites larves au sol, ce qui ne semble pas trop inquiéter notre homme.

Celui-ci vise la transformation du fruit frais ou congelé sous forme de poudre pour faire des jus ou aromatiser des desserts ou friandises, de même que le marché des restaurants haut de gamme avec les fruits frais. Il dit recevoir l’appui de l’Institut des nutraceutiques et aliments fonctionnels de l’Université Laval dans ses démarches. «Je suis dans la vente, je veux développer le fruit en m’appuyant sur un projet scientifique.»

Pour l’instant, il a 3000 nouveaux plants qui l’attendent dans une serre de Pont-Rouge. Ne lui manque que la terre pour donner libre cours à sa passion et, espère-t-il, devenir un précurseur…


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Aronia (Aronia) bio antioxydantes naturel puissant est un genre d’arbustes caducs de la famille des Rosaceae, originaire d’Amérique du Nord.

Les feuilles sont alternes, simples, et à bord denté ; en automne, elles deviennent rouge vif.
Les fleurs à 5 pétales sont petites et s’étalent en corymbes de 10 à 25.
Le fruit est une petite baie, au goût amer et astringent ; il est mangé par les oiseaux qui en dispersent les graines. On peut les cuire et les sucrer pour en faire des jus ou des confitures, elles ont alors un goût proche du cassis. Ces baies peuvent aussi servir à accompagner des plats salés, comme les canneberges, les airelles ou les groseilles à maquereaux.
L’aronia rouge (Aronia arbutifolia (L.) Pers.) mesure de 2 à 4 m de haut, parfois 6 m, avec des feuilles de 5 à 8 cm de long. Les fleurs de 1 cm de diamètre sont blanches ou rose pale et le fruit rouge mesure entre 4 et 7 mm de diamètre.

Baies d'aronia bio antioxydantes

Baies d’aronia bio antioxydantes sur l’arbre

Aronia noir (Aronia melanocarpa)
L’aronia noir (Aronia melanocarpa (Michx.) Elliott) est plus petit (de 1 à 3 m), et se propage facilement. Ses feuilles ne dépassent pas 6 cm de large. Ses fleurs blanches mesurent environ 1.5 cm de diamètre, et son fruit noir, 6 à 9 mm.
Les deux espèces peuvent s’hybrider et donnent l’aronia pourpre (Aronia ×prunifolia).

Culture
L’aronia noir est un arbre très rustique pouvant supporter des températures allant jusqu’à -35 °C. Il apprécie les sols un peu acides et non excessivement détrempés.

Intérêt nutritionnel
Ses baies possèdent une forte teneur en vitamine C, et sont utilisées également en tant que colorant alimentaire. Les fruits sont très riches en anthocyanines réputées pour leurs propriétés antioxydantes.